Once a tiger...

Publié le par Booly

... always a tiger!

Once a tiger, Always a tiger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voilà une pièce dont je suis particulièrement fier, un dessin que j'adore, et pour cause!

Je suis fan du Tornado (l'avion qui est représenté sur cette caricature), premier véritable chasseur européen, construit en coopération par l'Allemagne, l'Italie et le Royaume uni), et a plus forte raison, de ce Tornado bien précis, car il est porteur d'excellents souvenirs, j'ai eu la joie de le voir lors d'un Tigermeet à Kleine Brogel, en Juin 2001, à une époque révolue où on ne se faisait pas fouiller à l'entrée d'une base... Nostalgie des bons moments, quand tu nous tiens!

J'en suis encore plus fier car il figure sur le site officiel de l'escadron auquel il appartient (jetez un oeil dans les liens, le 321 Tigers, c'est eux!), et rien que ça, en soi, c'est un grand motif de joie!

Abordons sans plus tarder le petit paragraphe "technique" désormais usuel:

Si L'A-10 du billet précédent fut relativement aisé à réaliser, ce Tornado a toutes les caractéristiques de "l'enfantement dans la douleur"! Il représente à lui tout seul une dizaine d'heures de travail!

La recherche de références m'aura pris en tout et pour tout 10 grosses minutes, entre mes photos personnelles de Kleine Brogel et l'arme absolue qu'est le livre de chez Daco sur le Tigermeet 2001, je n'aurai pas à dire que cet aspect-là fut le plus fatiguant.

Le croquis préparatoire, lui,  n'aura pas non plus été des plus laborieux, même si au départ, j'envisageais de le représenter avec les ailes déployées (les ailes étant à géométrie variable, elles peuvent se replier en flèche comme sur le dessin ou se déployer complètement, selon la vitesse), avant de me raviser, et de les replier complètement, pour donner une dynamique de vitesse à la pièce. Il est vrai qu'en contrepartie, j'avais un peu peur de perdre de l'occupation de l'espace sur la feuille, néanmoins le choix a été vite fait, et puis, le fait de représenter l'avion un peu plus grand a rapidement compensé ce problème de place sur la feuille.

Le croquis une fois dressé, il a fallu commencer à éplucher les photos de détail, afin de tracer le crayonné définitif sans faire trop de bourdes (bon, c'est une caricature, donc, les bourdes sont moins flagrantes en terme de proportions, mais pour ce qui est du détail qui tue, celui qu'on loupe est bien souvent celui qui ne vous loupe pas). Si le croquis a pris une bonne quarantaine de minutes, le dessin net, lui, m'a carrément pris le double de temps par rapport à l'A-10 (soit quasiment 2h), "a sign of things to come" comme disent nos amis d'outre-Manche

L'encrage aura, quant à lui, répondu au présage que faisait planer le crayonné définitif: ça a  rapidement tourné au cauchemar éveillé, parce que je me suis retrouvé à batailler avec mes stylos d'encrage parce que l'un fonctionne quand ça lui chante, et l'autre (le 0.1mm) fonctionne, mais crache comme un bébé-baveur, et tracer une ligne droite quand on en fout partout, c'est une gageure! (puissiez vous être préservés de la vue de l'original, c'est un carnage!). 2h et demi de râleries, de nez collé à la feuille plus tard, j'ai enfin pu glisser la feuille dans le scanner, j'ouvre mon programme habituel de mise en couleurs, et là, c'est le drame!
 
J'entame une mise en couleurs qui durera près de 5h non-stop à elle toute seule, 5h à maudire les tigrures, à râler sur les effets de déchirure métallique, à chier des bulles carrées sur les petits détails qui font suer, pour au final, regarder la pièce finie et me dire "oufti, il serait sympa imprimé, celui-là!"

Voilà donc la petite histoire qui se cache derrière cette illustration... maintenant, à vous de jouer, chers visiteurs!

Publié dans Aviation art

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